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Publication d’un rapport environnemental global dans le secteur du transport aérien

Le transport aérien mondial représente 2 à 3% des émissions de CO2. Un taux qui ne cesse d’augmenter compte tenu de la croissance du trafic aérien à l’horizon 2020, et qui n’est pas sans conséquences néfastes pour l’environnement. Cependant, il demeure le moyen le plus rapide et le plus sûr, et souvent indispensable, pour les livraisons à longue distance.

aerienLe nombre de vols en Europe a progressé de 80% depuis une vingtaine d’année et les prévisions tablent sur une croissance de 45% d’ici à 2035. Les émissions de gaz polluant nuisible pour la santé telle que l’oxyde d’azote (Nox) ont doublé et pousse les experts à estimer une augmentation de 43% pour 2035. Du côté des nuisances sonores selon le rapport de la Commission, 2,5 millions d’Européens, riverains d’aéroport sont affectés par le bruit des avions et c’est un chiffre qui va encore augmenter de 15% dans les vingt ans à venir.

Ce constat alarmant s’est traduit par des négociations de la Commission européenne courant 2016 pour le secteur aérien, en matière de protection de l’environnement soutenu par le dynamisme de l’après Cop 21.

La Commission européenne a annoncé en Avril 2016 la finalisation du premier rapport environnemental sur les impacts de l’aviation européenne et les mesures à renforcer pour les réduire. Fruit d’une collaboration entre l’Agence européenne de l’Environnement (AEE), l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) et Eurocontrol.

Ce premier rapport vise à donner une vue d’ensemble des émissions de gaz à effet de serre et des nuisances écologiques ou sanitaires qui ont un impact négatif sur l’environnement et la santé; ce rapport a aussi pour but de proposer des sources fiables pour mesurer l’empreinte environnementale globale du transport aérien et les progrès constatés.

La mesure des externalités négatives soulignée dans ce rapport de la Commission européenne, se retrouve déjà depuis 2012 dans la démarche de l’Agence de notation extra financière du transport de marchandises TK’Blue Agency qui quantifie les coûts de l’ensemble des externalités négatives du transport de marchandises, le « Mix-nuisances » : émissions de gaz à effet de serre (GES), polluants, bruit, congestion, accidents, processus amont-aval.

L’objectif d’une mesure précise est d’amener les professionnels vers des choix plus raisonnés permettant la diminution des nuisances, tout en respectant la performance économique et technique des opérations. Par ailleurs chacun convient qu’il y a une nécessité d’évaluation par un tiers de confiance ; un calcul interne ne peut pas être aussi crédible.

Ces mesures sont aujourd’hui prometteuses et relèvent d’une prise de conscience des gouvernements et des organisations qui s’orientent de plus en plus vers des alternatives durables car la réduction du « Mix-Nuisances » du transport aérien est continue et indispensable.

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