Home / RSE / Leviers d’action pour la réduction du bruit en zone urbaine

Leviers d’action pour la réduction du bruit en zone urbaine

highway

Les activités de transport entraînent des coûts externes, aussi appelés coûts sociétaux, dont la contribution de la pollution et des rejets de GES sont les plus médiatisées.

Cependant, une part non négligeable de ces coûts est entrainée par d’autres aspects, comme la congestion, les accidents, ou encore le bruit.

Le bruit, dans le cadre d’une exposition régulière à niveau élevé, augmente les risques de maladies cardio-vasculaires telles l’infarctus du myocarde, l’angine de poitrine et l’hypertension. Ainsi, son coût se répercute sur le système de santé publique (coûts d’hospitalisation et de médication) et sur l’économie en général, avec une baisse de la productivité au travail et des temps d’arrêt maladie.

Le degré de nocivité augmente avec la puissance sonore, exprimée en décibels (dB), à laquelle est exposée une personne. Son impact dépend de la zone géographique, c’est-à-dire le nombre moyen de personnes exposées, ainsi que du moyen de transport et de l’énergie utilisée. Son coût est donc bien plus important en ville, et il augmente avec la densité de population présente.

Pour le transport routier, le bruit peut être réduit par une optimisation de la logistique, en augmentant le taux de remplissage et la capacité d’emport. Cependant, en zone urbaine, les poids-lourds les plus volumineux sont souvent interdits : l’autre alternative pour réduire le bruit est d’utiliser des motorisations plus silencieuses que le diesel, comme le GNV ou l’électrique.

Pour quantifier ces réductions, les coûts théoriques du bruit en zone urbaine pour diverses configurations :

Capture d’écran 2017-09-04 à 10.10.36

Pour une même capacité d’emport, le bruit est diminué, par rapport à un moteur diesel classique, de 17% avec un moteur hybride diesel/électrique, de 50% avec du GNV et de 87% avec de l’électrique.

De la même façon, on pourra diminuer significativement le bruit émis en remplaçant des VUL par des poids-lourds de capacité d’emport supérieure. Par exemple, 12T de marchandises peuvent être transportées soit dans 18 VUL, soit dans 2 poids-lourds 26T (tous chargés à 50%, trajets à vide inclus). Les 18 VUL entraîneront un coût dû au bruit 2.7 fois plus important que les deux poids-lourds, à énergie identique.

Bien sûr, la meilleure solution reste d’associer une énergie plus silencieuse à une capacité d’emport importante. De plus, d’autres efforts peuvent être entrepris, par exemple avec la norme PIEK qui limite le niveau de bruit lors des phases de livraison.

Enfin, il faut mentionner les initiatives émergentes de livraison en vélo à assistance électrique, pour des marchandises de volume réduit, qui génèrent un bruit négligeable et sont les gagnants de cette comparaison.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>