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COP21 : un carbo-centrisme dommageable pour le transport

Réduire nos émissions de CO2 est très important… mais pas suffisant.

Par l’Accord de Paris adopté samedi 12 décembre 2015 au Bourget, c’est sur une note d’espoir que la 21ème Conférence des Parties s’est achevée. Cette conférence mondiale sur le climat a particulièrement été marquée par la mobilisation du secteur privé. Nombre d’entreprises du secteur des transports ont défini des objectifs précis pour réduire leur impact environnemental de manière pérenne.

COP21En amont de la COP21, le secteur du transport de marchandises a été une source importante d’initiatives pour lutter contre le réchauffement climatique. A la suite, notamment, du Sommet de New York sur le Climat en décembre 2014, le Global Green Freight Action Plan a vu le jour invitant les gouvernements, le secteur privé, la société civile et les tiers à travailler de concert pour renforcer les efforts de développement de chaînes logistiques vertes et durables.

Lors de la COP21, des journées thématiques ont été organisées. Le jeudi 3 décembre a été dédié au secteur des transports. En marge des conciliabules à portes closes des négociations, s’est tenu une série d’événements parallèles.

Au Bourget, les espaces Génération Climat et La Galerie, respectivement ouverts au grand public et aux professionnels, ont présenté actions concrètes et innovations en faveur de la lutte contre le changement climatique. Au Grand Palais, SolutionsCOP21 a mis en valeur les solutions des milieux associatifs, scientifiques, universitaires, institutionnels, des TPE/PME, grands groupes et des collectivités territoriales, qui contribuent à lutter contre le dérèglement climatique.

Le secteur des transports, et précisément celui du transport de marchandises, a été bon nombre de fois traité, et bien souvent inclus dans la stratégie de développement écoresponsable des porteurs de solutions.

Néanmoins, la thématique des gaz à effet de serre, et particulièrement celle du CO2, ont bien trop souvent occulté le reste des externalités négatives, pourtant bien nocives, dues au transport que sont la congestion, les particules, le bruit, les accidents.

European TK’Blue Agency, Agence pionnière de la notation et de la labellisation du transport de marchandises, souligne l’importance de cette démarche exhaustive dans le calcul des externalités négatives engendrées par le transport. Elles coûtent plus de 700 Milliards d’euros par an à l’Europe ! On imagine leur coût mondial astronomique.

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